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Visa retraite en Thaïlande : les 4 voies, comparées

Non-O, O-A, O-X, LTR : laquelle correspond à ta situation, combien il faut vraiment sur le compte, et les deux erreurs qui coûtent le plus cher.

L’essentiel en six lignes

  • Il n’existe pas un « visa retraite » unique. Quatre dispositifs différents mènent au même résultat.
  • Notre recommandation par défaut : visa Non-Immigrant O, puis une extension d’un an renouvelable.
  • Le seuil de référence en Thaïlande : 800 000 THB sur un compte thaïlandais, ou 65 000 THB de revenus mensuels.
  • Le visa O-A t’impose une assurance santé à vie. Le Non-O, non. C’est la différence la plus coûteuse.
  • Quitter la Thaïlande sans re-entry permit annule ton extension définitivement. Coût pour l’éviter : 1 000 THB.
  • Tes pensions françaises sont exonérées d’impôt en Thaïlande, et dispensées de déclaration.

Pourquoi la question est mal posée

Tu cherches « visa retraite Thaïlande ». C’est la formulation naturelle, et c’est celle que tout le monde tape. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un visa unique : pour l’immigration thaïlandaise, la retraite est d’abord un motif d’extension de séjour.

Ce qui existe, ce sont quatre chemins administratifs distincts, avec des conditions financières allant de 24 000 € à 250 000 USD, et des contraintes qui n’ont rien à voir entre elles. Choisir le mauvais au départ ne se rattrape pas : certaines décisions te suivent aussi longtemps que tu restes.

Cette page complète notre panorama des visas thaïlandais et compare les quatre voies honnêtement, avec les montants exacts et la source officielle de chacun. Tout a été revérifié en octobre 2026 sur les textes en vigueur, pas recopié sur d’autres blogs, dont beaucoup citent encore une réglementation abrogée en 2023.

Une précision qui change tout

Le visa ne sert qu’à entrer sur le territoire. Ce qui te permet d’y rester, année après année, c’est une « extension of stay » délivrée par l’immigration thaïlandaise, sur place, chaque année. À ne pas confondre non plus avec le formulaire d’arrivée TDAC, obligatoire à chaque entrée mais sans lien avec ton droit au séjour.

Beaucoup de gens confondent les deux et se retrouvent bloqués. Les conditions du visa et celles de l’extension sont différentes, et c’est l’extension qui compte sur le long terme.

Voie 1 : Non-Immigrant O puis extension, notre recommandation par défaut

C’est la route la plus souple, et de loin la moins contraignante. Elle se fait en deux temps.

Étape 1 : obtenir le visa Non-Immigrant O

Deux possibilités.

  • Depuis la France, auprès de l’ambassade royale de Thaïlande à Paris, entièrement en ligne (demande réservée aux résidents de France ou de Monaco, qui doivent s’y trouver à la délivrance du visa). Il faut justifier de 2 000 € de revenus mensuels (attestation de retraite, bulletin de pension) ou d’un solde de 24 000 € sur un compte non bloqué, sur relevé des trois derniers mois. Coût : 70 €. Le visa donne 90 jours, en entrée unique : toute sortie du territoire l’annule.
  • Depuis la Thaïlande, en convertissant un séjour touristique. Il faut agir plus de 15 jours avant l’expiration de ton tampon, disposer de 800 000 THB sur un compte à ton seul nom, et fournir la preuve que cet argent vient de l’étranger. Coût : 2 000 THB. En situation d’overstay, la demande est irrecevable.

Ce qui n’est PAS demandé pour un Non-O : ni assurance santé, ni certificat médical, ni extrait de casier judiciaire. Retiens le, c’est le cœur de la comparaison avec le O-A.

Étape 2 : l’extension d’un an, renouvelable sans limite

Une fois en Thaïlande, tu demandes au bureau d’immigration de ton lieu de résidence une extension pour motif de retraite. Il faut avoir 50 ans révolus et remplir l’une des trois conditions financières :

  • Le dépôt. 800 000 THB sur un compte d’une banque en Thaïlande, présents au moins 2 mois avant le dépôt du dossier et maintenus 3 mois après l’obtention. Passé ce délai, tu peux retirer, à condition de laisser en permanence 400 000 THB. Pour le renouvellement suivant, les 800 000 THB doivent de nouveau être sur le compte au moins 2 mois avant la demande.
  • Le revenu. Au moins 65 000 THB par mois (pension, intérêts, dividendes).
  • La méthode combinée. Revenu annuel + dépôt = 800 000 THB à la date de la demande. Attention à la nuance : ici le plancher à conserver n’est pas 400 000 THB fixes, mais la moitié du montant que tu as déposé.

Coût de l’extension : 1 900 THB. Elle est renouvelable indéfiniment tant que tu remplis les conditions.

Deux mois, pas trois, et pourquoi tu liras le contraire partout

Beaucoup de sites francophones écrivent « trois mois d’ancienneté du dépôt », en s’appuyant sur l’ordre de police 327/2557 de 2014. Ce texte n’est plus celui qui s’applique : l’ordre en vigueur a remplacé l’ordre n° 252/2566 du 23 septembre 2023.

Le texte en vigueur est l’ordre du Bureau de l’immigration n° 12/2568, du 23 janvier 2025. Il dit deux mois, sans distinguer première demande et renouvellement.

Le conseil pratique reste néanmoins de constituer le dépôt trois mois à l’avance : la liste de pièces publiée par l’immigration de Samut Prakan, par exemple, demande encore trois mois, et discuter le texte au guichet ne t’avancera à rien.

Prouver les 65 000 THB de revenus quand on est français

Point important, et une bonne nouvelle : l’ambassade de France en Thaïlande délivre toujours l’attestation de revenus destinée à l’immigration thaïlandaise. Sa page consacrée à cette attestation a été mise à jour le 21 septembre 2026.

Deux limites à connaître. C’est une attestation sur l’honneur : le consulat certifie l’authenticité de ta signature, pas le montant. Et elle doit être signée devant un agent consulaire : impossible par correspondance. Il faut donc un rendez vous à Bangkok, en agence consulaire, ou attendre une tournée consulaire.

Tu liras souvent qu’il faut en plus douze virements mensuels de 65 000 THB depuis l’étranger. Cette exigence ne figure dans aucun texte officiel. Ce n’est pas la règle écrite, même si l’ordre permet à l’immigration de demander d’autres pièces.

Voie 2 : le visa O-A, et le piège que personne ne t’explique

Le O-A est présenté partout comme « le » visa retraite. Il se demande depuis la France, en ligne (le ministère des Affaires étrangères cite aussi le Bureau de l’immigration à Bangkok), et donne un an de séjour avec entrées multiples. L’idée d’obtenir près de deux ans en rentrant la veille de l’expiration du visa n’est pas confirmée : le ministère parle d’un séjour d’un an à compter de la première entrée.

Les conditions déposées à Paris : 50 ans ou plus, 2 000 € de revenus mensuels ou 24 000 € de solde sur trois mois, un certificat médical de moins de trois mois, un extrait de casier judiciaire vierge de moins de trois mois, un passeport valable 18 mois. Coût : 175 €.

Et surtout une assurance santé couvrant 100 000 USD ou 3 millions de bahts, traitement du COVID-19 expressément inclus, valable un an à compter de l’arrivée, attestée par un formulaire officiel rempli et tamponné par l’assureur.

L’assurance ne s’arrête jamais

Voici ce qui n’apparaît sur presque aucun site français. L’ordre de l’immigration 12/2568 réserve l’obligation d’assurance santé aux seuls titulaires d’un visa de code O-A, et il prévoit que la durée de chaque extension est calée sur la durée de ta police d’assurance, sans pouvoir dépasser un an.

Autrement dit : si tu es entré par un O-A, l’assurance à 3 millions de bahts te suit à chaque renouvellement, aussi longtemps que tu resteras. Si tu es entré par un Non-O, elle n’est pas exigée par le texte.

Pour un homme de 65 ou 70 ans, l’écart de prime sur dix ans peut peser lourd. Les 105 € économisés sur le prix du visa au départ ne pèsent rien à côté.

Le O-A garde un intérêt réel : arriver avec un statut long déjà en poche, sans dépendre d’un bureau d’immigration thaïlandais dans les premières semaines. Si tu comptes rester deux ans puis rentrer, c’est défendable. Si tu t’installes durablement, le Non-O est presque toujours le meilleur choix.

Voie 3 : le visa O-X, dix ans mais un piège logique

La France fait bien partie des quatorze nationalités éligibles au O-X, aux côtés du Japon, de l’Australie, du Canada, des États Unis, du Royaume Uni, de la Suisse et de plusieurs pays d’Europe du Nord. Le visa couvre cinq ans, renouvelables cinq ans. Le conjoint est éligible sans condition d’âge. Pour emmener ton conjoint ou tes enfants avec chacun des visas, vois notre page visa famille en Thaïlande.

Les conditions financières sont sans commune mesure avec les autres voies :

  • 3 000 000 THB placés en dépôt à terme dans une banque située en Thaïlande, depuis au moins un an ;
  • ou 1 800 000 THB en dépôt à terme depuis un an, plus 1 200 000 THB de revenus annuels, auquel cas les 3 millions devront être déposés au bout d’un an de présence.

S’y ajoutent une assurance souscrite auprès d’un assureur thaïlandais agréé (plus de 40 000 THB en ambulatoire, plus de 400 000 THB en hospitalisation, un régime totalement différent de celui du O-A), un certificat médical, un casier judiciaire, un CV, et l’obligation de se présenter en personne une fois par an à l’immigration en plus du rapport de 90 jours. Coût : 350 €.

Le paradoxe du O-X

Pour l’obtenir, il faut déjà détenir trois millions de bahts (ou 1,8 million avec l’option revenus) dans une banque thaïlandaise depuis un an. Or l’ouverture d’un compte thaïlandais dépend des conditions de chaque banque, et y laisser 79 000 € pendant un an sans y résider est un vrai pari.

Conclusion : le O-X est surtout réaliste pour quelqu’un déjà installé en Thaïlande sous un autre statut.

Dernier point à connaître : le permis de séjour est retiré si le solde passe sous 3 millions à la fin de la première année, sous 1,5 million à la fin de la deuxième, ou si l’argent est dépensé hors de Thaïlande.

Voie 4 : le LTR « Wealthy Pensioner », pour les gros patrimoines

Créé par le Board of Investment, le LTR vise les retraités aisés et offre le meilleur confort administratif de tous les dispositifs.

Conditions : 50 ans et plus, être retraité à la date de la demande, et 80 000 USD de revenus passifs annuels : pension, loyers, dividendes, intérêts, plus values réalisées. Le BOI est explicite : les salaires ne comptent pas. Voie alternative : entre 40 000 et 80 000 USD de revenus passifs, plus 250 000 USD investis en Thaïlande (obligations d’État à maturité résiduelle d’au moins cinq ans, société thaïlandaise, ou immobilier détenu en nom propre), investissement qui doit être déjà réalisé au moment du dépôt.

Côté santé, trois options au choix : une assurance couvrant 50 000 USD, l’affiliation à la sécurité sociale thaïlandaise, ou 100 000 USD déposés et maintenus douze mois.

Ce que ça t’apporte concrètement :

  • Dix ans (5 + 5), avec entrées multiples ;
  • Le rapport de 90 jours remplacé par un rapport annuel (formulaire TM.95) ;
  • Dispense de re-entry permit : tu sors et tu rentres librement ;
  • File d’attente prioritaire dans les aéroports internationaux ;
  • Exonération d’impôt thaïlandais sur les revenus de source étrangère perçus l’année précédente et rapportés en Thaïlande (décret royal n° 743, article 5).

Deux erreurs fréquentes sur le LTR

Le taux d’imposition à 17 % qu’on lit partout ne concerne pas les retraités : il est réservé aux professionnels hautement qualifiés (catégorie Highly Skilled Professionals).

Le prix n’est pas le même selon l’endroit où tu retires le visa. Le BOI annonce 50 000 THB si tu le retires en Thaïlande. L’ambassade de Paris affiche 1 750 €, soit environ un tiers de plus. Le BOI prévient lui même que le retrait à l’étranger est « considérablement plus cher ». L’accord du BOI, lui, est gratuit.

Attention enfin à une phrase que le BOI met en tête de sa page : toutes les conditions doivent être maintenues pendant toute la durée du visa : montants investis, soldes bancaires, couverture d’assurance. Ce n’est pas un examen d’entrée, c’est un état à tenir dix ans.

Les quatre voies, côte à côte

 Non-O + extensionO-AO-XLTR
Âge50 ans50 ans50 ans50 ans
Argent exigéVisa : 2 000 €/mois ou 24 000 €
Extension : 800 000 THB ou 65 000 THB/mois
2 000 €/mois ou 24 000 €3 M THB bloqués 1 an en Thaïlande80 000 USD/an de revenus passifs
Durée1 an, renouvelable sans limite1 an5 + 5 ans5 + 5 ans
AssuranceNonOui, à chaque extension (3 M THB ou 100 000 USD)Oui, assureur thaïOui (ou 100 000 USD bloqués)
Coût70 € + 1 900 THB/an175 €350 €50 000 THB ou 1 750 €
Rapport immigration90 jours90 jours90 jours + visite annuelle1 an
Pour quiRetraité qui s’installe et prolonge sur placeArriver avec un statut long en pocheDéjà installé, gros capital sur placePatrimoine important, confort maximal

Une fois sur place : trois obligations, dont une qui pardonne pas

Le rapport de 90 jours

Tous les 90 jours de présence continue, tu dois signaler ton adresse à l’immigration. La fenêtre est de 15 jours avant à 7 jours après l’échéance. Quatre modalités : en personne, par mandataire, par courrier recommandé, ou en ligne sur le portail officiel tm47.immigration.go.th.

L’immigration de Samut Prakan applique 2 000 THB en cas de déclaration tardive et 4 000 THB en cas d’arrestation ; la loi prévoit jusqu’à 5 000 THB, plus 200 THB par jour de retard (article 76 de la loi sur l’immigration). Bonne nouvelle : le compteur repart à zéro à chaque entrée sur le territoire, et ta demande d’extension vaut rapport de 90 jours.

À ne pas confondre : le rapport de 90 jours n’a rien à voir avec une prolongation de séjour. L’immigration le rappelle elle même noir sur blanc.

Le TM30

C’est la déclaration de ton lieu de résidence, à faire dans les 24 heures. Contrairement à ce qu’on croit souvent, l’obligation pèse sur le logeur (propriétaire, gérant d’hôtel, chef de foyer), et non sur toi. Si tu es propriétaire de ton condo, tu cumules les deux casquettes et tu te déclares toi même. Amende jusqu’à 2 000 THB (de 2 000 à 10 000 THB pour un hôtel). Déclaration en ligne possible sur tm30.immigration.go.th.

Sortir sans re-entry permit : l’erreur la plus chère

L’article 39 de la loi sur l’immigration est sans ambiguïté : si tu quittes le royaume après avoir obtenu une autorisation de séjour temporaire, cette autorisation prend fin.

Concrètement : un week end à Singapour, une visite en France, et ton extension d’un an est annulée, définitivement. Aucun mécanisme ne permet de la rétablir. À ton retour, tu es un nouvel arrivant : il faut reprendre un Non-O, reconstituer les 800 000 THB avec leur délai de maturation, et redemander une extension.

Le re-entry permit coûte 1 000 THB en entrée simple, 3 800 THB en entrées multiples. Si tu sors ne serait ce qu’une fois par an, prends le multiple. C’est la meilleure dépense de tout ton dossier. Les titulaires du LTR en sont dispensés.

Impôts : ce qui est vrai en octobre 2026

C’est le sujet sur lequel circulent le plus d’informations fausses. Voici l’état du droit, vérifié sur les textes.

Tu deviens résident fiscal thaïlandais à 180 jours

Le code des impôts thaïlandais fixe le seuil à 180 jours ou plus sur une année civile, consécutifs ou non. Certaines pages en anglais écrivent « plus de 180 jours » : c’est une traduction approximative, le texte thaï fait foi.

Depuis 2024, rapatrier de l’argent l’année suivante ne protège plus

Deux instructions du fisc thaïlandais, Por. 161/2566 et Por. 162/2566, ont mis fin à la vieille règle qui exonérait les revenus étrangers rapatriés une année après leur perception. Depuis le 1er janvier 2024, un résident fiscal qui fait entrer en Thaïlande un revenu de source étrangère l’intègre à son revenu imposable de l’année du transfert.

Une clause de sauvegarde importante subsiste : tout revenu ou patrimoine constitué avant le 1er janvier 2024 reste hors champ, quelle que soit la date à laquelle tu le rapatries, y compris aujourd’hui.

Non, il n’y a pas eu d’assouplissement en 2025

Beaucoup de sites annoncent une réforme qui exonérerait les sommes rapatriées l’année de perception ou l’année suivante. Ce texte n’a jamais été promulgué.

Vérification faite le 18 août 2026 : la liste officielle des décrets royaux fiscaux s’arrêtait au n° 805 du 4 mars 2026, qui porte sur le photovoltaïque. Revérifié le 10 octobre 2026 : elle va désormais jusqu’au n° 807 (prolongation de la baisse de TVA), et toujours rien au Journal officiel thaïlandais sur les revenus étrangers. Le projet existe, il n’est pas entré en vigueur.

La vraie bonne nouvelle, et elle est officielle

Dans un communiqué publié le 19 février 2026, l’ambassade de France en Thaïlande indique que les autorités fiscales thaïlandaises ont confirmé que les pensions de retraite françaises, publiques comme privées, sont exonérées d’impôt en Thaïlande et, mieux encore, exemptées de déclaration : elles n’ont pas à figurer dans la déclaration de revenus thaïlandaise, ni à entrer dans le calcul des seuils.

Le fondement est la convention fiscale franco thaïlandaise de 1974 : les pensions restent imposables en France, et la Thaïlande élimine la double imposition par la méthode de l’exonération.

Une réserve : il faut pouvoir le justifier sur demande. L’avis d’imposition français est la preuve principale, mais il n’arrive qu’en été, après la campagne déclarative thaïlandaise ; entre temps, les bulletins de pension font l’affaire. Le fisc thaïlandais peut exiger une traduction en thaï, éventuellement par un traducteur assermenté.

Ces informations sont données à titre d’orientation générale et ne constituent pas un conseil fiscal. Une situation patrimoniale particulière mérite l’avis d’un professionnel.

Et le DTV ? Non, pas pour une retraite

Le DTV attire beaucoup de curieux avec ses cinq ans de validité et ses 180 jours par entrée. Mais c’est un visa à motif, et la retraite n’en est pas un. Les trois seuls motifs admis sont le travail à distance, les activités dites de soft power (muay thaï, cuisine, sport, soins médicaux, formations), et le fait d’être conjoint ou enfant de moins de 20 ans d’un titulaire.

Deux nuances honnêtes : un retraité qui exerce réellement une activité de freelance à distance, ou qui vient réellement pour un traitement médical, peut prétendre au DTV à ce titre là. Mais ce n’est plus un visa de retraite. Et surtout, l’extension pour motif de retraite est prévue par l’ordre n° 12/2568 pour les titulaires d’un visa non-immigrant : ne compte pas sur le DTV pour y accéder sans l’avoir fait confirmer par l’immigration. Pour les autres profils (télétravail, études, famille), toutes les options sont comparées sur notre page visa longue durée en Thaïlande.

Questions fréquentes

Faut il 800 000 THB dès le départ ?

Non, pas pour obtenir le visa. Un Non-O demandé à Paris exige 2 000 € de revenus mensuels ou 24 000 € d’épargne. Les 800 000 THB ne concernent que l’extension d’un an, demandée sur place, et seulement si tu passes par la méthode du dépôt plutôt que celle du revenu.

Peut on cumuler revenus et épargne ?

Oui. La méthode combinée additionne ton revenu annuel et ton dépôt pour atteindre 800 000 THB à la date de la demande. Attention : dans ce cas, le solde à conserver après trois mois est la moitié du montant déposé, et non 400 000 THB.

Peut on travailler avec un visa de retraite ?

Non. Aucun de ces dispositifs n’ouvre le droit de travailler en Thaïlande sans permis de travail. Le O-X autorise seulement le bénévolat inscrit sur une liste officielle du ministère du Travail. Le LTR, lui, permet de demander un permis de travail numérique, y compris aux « Wealthy Pensioners » selon la FAQ du BOI (seule la catégorie Work from Thailand en est exclue).

Que se passe t il si je rentre en France trois mois par an ?

Rien, à condition d’avoir un re-entry permit à entrées multiples (3 800 THB). Sans lui, ton extension est annulée à la sortie et tout le dossier est à refaire.

Faut il une assurance santé pour vivre en Thaïlande à la retraite ?

Juridiquement, non, sauf si tu es entré par un O-A. Dans les faits, se passer d’assurance santé après 60 ans dans un pays où l’hôpital privé se paie d’avance est un pari risqué. La contrainte réglementaire et la prudence ne disent pas la même chose.

L’exemption de 60 jours est elle passée à 30 jours ?

Oui. La mesure approuvée par le conseil des ministres thaïlandais est en vigueur depuis le 15 septembre 2026, après publication au Journal officiel le 31 août. Les Français bénéficient désormais de 30 jours en exemption de visa par entrée (60 jours pour les entrées jusqu’au 14 septembre 2026 inclus). Cela ne concerne de toute façon pas un projet de retraite.

Quel visa choisir pour prendre sa retraite en Thaïlande ?

Il n’existe pas un visa retraite unique : quatre voies mènent à un long séjour à partir de 50 ans (Non-O puis extension d’un an, O-A, O-X et LTR). Notre recommandation par défaut est le Non-O suivi d’une extension d’un an renouvelable sur place : il demande 800 000 THB sur un compte thaïlandais ou 65 000 THB de revenus mensuels, et aucune assurance santé obligatoire.

Combien coûte un visa retraite pour la Thaïlande ?

À l’ambassade de Thaïlande à Paris : 70 € pour le Non-O, 175 € pour le O-A et 350 € pour le O-X. L’extension d’un an demandée sur place coûte 1 900 THB. Le LTR coûte 50 000 THB s’il est retiré en Thaïlande, ou 1 750 € à l’ambassade de Paris.

Un visa retraite de 10 ans, ça existe en Thaïlande ?

Oui, deux : le O-X (5 ans renouvelables une fois pour 5 ans, 350 €, avec 3 millions de bahts sur un compte thaïlandais, ou 1,8 million plus 1,2 million de revenus annuels) et le LTR « Wealthy Pensioner » (5 + 5 ans, 80 000 USD de revenus passifs annuels). La France fait partie des quatorze nationalités éligibles au O-X.

Par où commencer, concrètement

  • Si tu as une pension d’au moins 2 000 € ou 24 000 € d’épargne et que tu veux t’installer durablement : Non-O à Paris, puis extension sur place. C’est notre recommandation par défaut, et la voie la moins contraignante à long terme.
  • Si tu veux arriver avec un statut long déjà en poche et que tu acceptes l’assurance à vie : O-A.
  • Si tu vis déjà en Thaïlande avec un capital important sur place : le O-X mérite d’être étudié.
  • Si tu disposes de 80 000 USD de revenus passifs annuels : le LTR, retiré à Bangkok plutôt qu’à Paris.

Les trois choses à ne pas rater

1. Prends un re-entry permit avant toute sortie du territoire.
2. Constitue ton dépôt bancaire trois mois à l’avance, même si le texte dit deux.
3. Réfléchis à deux fois avant le O-A : l’assurance ne te lâchera plus.

Sources officielles : ambassade royale de Thaïlande à Paris (fiches Non-O, O-A, O-X, LTR, DTV) ; ordre du Bureau de l’immigration n° 12/2568 du 23 janvier 2025 ; barème des frais du Bureau de l’immigration de Bangkok ; Board of Investment (ltr.boi.go.th) ; Revenue Department thaïlandais (instructions Por. 161/2566 et 162/2566) ; communiqué de l’ambassade de France en Thaïlande du 19 février 2026 ; convention fiscale franco thaïlandaise du 27 décembre 1974 ; loi sur l’immigration de 1979 (articles 39 et 76) ; FAQ du BOI sur le LTR ; ministère thaïlandais des Affaires étrangères (visa O-A) ; page Attestation de revenus de l’ambassade de France ; immigration de Samut Prakan (rapport de 90 jours).

Page vérifiée le 18 août 2026. La réglementation thaïlandaise évolue vite : en cas de doute sur ta situation, la source qui fait foi est toujours le bureau d’immigration compétent.

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À lire aussi : Assurance obligatoire pour la Thaïlande : ce que chaque visa exige : quelle voie retraite impose une assurance, et laquelle n’en impose aucune.